La page de courrier de

Bosse-de-Nage

 

 

 

Retour à la page d'accueil

Consulter les ouvrages disponibles

Passer une commande

Accéder au forum

Le bla-bla habituel

Bosse-de-Nage s'occupe de la réception du courrier des Editions Faustroll. C'est lui qui est chargé de remettre à qui de droit vos envois. Il veille également à ce que nous répondions à vos questions et remarques dans des délais que l'Ethernité restreint mais que nous qualifierons de raisonnable. Il prendra même, le cas échéant, la plume pour vous honorer d'un "Ha ha" de circonstance.

Vous pouvez écrire à Bosse-de-Nage en cliquant

Le 19 Décervelage 131 (16 janvier 2004 e.v.)

Monsieur Jean-Louis CACCOMO, de Perpignan nous écrit
un long courriel que nous publions intégralement :

Madame, Monsieur,

Prenons garde de ne pas galvauder le véritable sens du mot "droit". A force de le décliner à toutes les sauces (la santé est un droit, le logement, le travail et pourquoi pas le bonheur ou la bêtise), on veut peu à peu de tout contenu toute signification à ce concept, ce qui est le prélude à toutes les aventures. Car quand l'Etat de droit n'aura plus de fondement solide, il vous restera les yeux pour pleurer...

La science économique est basée sur un constat simple, bien que difficile à accepter : tout a un prix, il faut donc faire des choix. Ce constat ne dépend ni des courants de pensée, ni des cultures ou des époques ; il est inscrit dans la condition humaine, dans la nature humaine depuis l’origine de l’humanité : si l’homme reste inactif, il meurt. L'homme à l'état de nature (que les écologistes idéalisent tant) subit des conditions terribles de vie : il subit la vraie loi de la jungle (lire aussi le roman de Zola "La Terre" qui nous fait comprendre pour les gens continuaient à fuir les campagnes malgré les conditions de vie difficiles à l'usine, à la mine ou en ville...). Cette condition humaine est liée à notre mortalité : comme le temps nous est compté, il nous faut faire des choix, donc établir des priorités (ce qui revient à hiérarchiser nos préférences et donc à donner un prix à toutes choses). Dès le commencement, pour vivre, l'homme doit se nourrir et se vêtir, et nourritures et vêtements ne tombent pas du ciel. L’homme doit donc consacrer de l’énergie pour se nourrir , c’est le travail ; et il doit se nourrir pour reconstituer son stock d’énergie, c’est la consommation. Ces éléments sont immuables et universels et ceux qui prétendent le contraire sont, au mieux, des ignorants ; au pire, des menteurs. [...]


Pour lire la suite, cliquez ici
 

Le 20 Décervelage 131 (17 janvier 2004 e.v.)

Le DOCTEUR FAUSTROLL répond à
Monsieur Jean-Louis Caccomo en ces termes :

Cher Monsieur Caccomo,

La relative absence de fautes d'orthographe, ainsi que la syntaxe généralement correcte de votre pensum tendraient à prouver que vous avez fait des études. Il est donc peu excusable que votre logorrhée ultra-libérale s'appuie sur une aussi faible argumentation : de deux choses l'une, ou bien vous êtes naïf (éduqué certes, mais on croit rêver à l'évocation d'un tel manichéisme simplificateur montrant les bons propriétaires se plier à l'implacable loi du marché), ou bien aveugle ; je n'ose aborder votre monologue sous l'angle de la cohérence : comment peut-on, en effet confondre à ce point les notions de "prix" et de "coût" comme vous le faites tout au long de votre diatribe ?

Pour reprendre votre aussi peu exemplaire exemple du marché immobilier, permettez-moi (je vous remercie de votre courtoisie, nous sommes entre gens du monde, n'est-ce pas ?) de vous soumettre quelques remarques personnelles :

JLC> Les loyers sont le prix de la location d’un appartement et ce prix est fixé par le marché.

Première phrase, première simplification biaisée : vous êtes, soit un libéral convaincu, soit un trotskiste. J'élimine la possibilité de l'expert marxiste par simple induction, étant données vos remarques sur l'ex-U.R.S.S. Le prix est, que je sache, fixé par le propriétaire qui, le plus souvent, se réfère à ce que vous appelez le "marché", la nuance portant sur "le plus souvent" ET sur la désacralisation d'une notion fourre-tout. Je possède une petite maison en Haute-Provence, et il est bien évident que, s'il m'en prenait la fantaisie, je louerais celle-ci 1000 Euros à un parisien, 500 Euros à une connaissance, 1500 Euros à mes voisins Allemands (j'habite habituellement en Allemagne) ou 100 Euros à un ami, voire gratuitement à la copine de mon fils qui a de si beaux yeux verts. Et il en va de même pour TOUS les propriétaires de mon patelin bas-alpin, sauf peut-être pour ceux qui ne connaissent pas la copine de mon fils et pour le maire, mais c'est un communiste assez bouché (pardonnez-moi la redondance). A la réflexion, vous seriez économiste que ça ne m'étonnerait qu'à moitié. [...]

Pour lire la suite, cliquez ici

 

 Le 20 Décervelage 131 (17 janvier 2004 e.v.)

Réponse de Monsieur Jean-Louis Caccomo
au courriel du Docteur Faustroll

Monsieur,

Je vous remercie de votre réponse à laquelle je suis très sensible. Hélas, j'ai bien peur de ne pas avoir la force et le courage de tenter de répondre aux arguments que vous développez, tant je les ai entendu mille et une fois, et développé par ailleurs (car en effet, je suis économiste, écrivain et chroniqueur et j'ai d'ailleurs des difficultés à trouver un éditeur : ce serait tellement plus simple de voir le monde comme José Bové ou Vivian Forrester au plus grand bonheur des éditeurs qui sont assurés de faire des ventes...mais je suis loin de courir après l'argent - pourtant je ne suis pas assis sur un tapis d'or - mais, pardonnez-moi, l'économie est une passion pour moi...eh oui) 

voir certaines chroniques en ligne : http://www.quebecoislibre.org/apcaccomo.htm

Vous me rangez dans la catégorie "Economiste", en plus "ultra-libéral" (car on ne saurait être libéral sans être forcément ultra...donc suspect). J'ai l'habitude. En d'autres temps, certains collaient des étoiles jaunes sur les indésirables. C'est une pratique ancestrale. Ainsi rangé dans une catégorie à bannir, je ne puis être ni pertinent ni respectable et vous lirez ma prose avec votre propre décodeur. J'avoue que la communication sera difficile. Soit, mais essayons... [...]

Pour lire la suite, cliquez ici