De nos jours, les querelles de doctrine sont moins meurtrières qu'à l'époque du premier Colloque de Passy, en 1561, où les partisans d'une Réforme, spirituelle avant tout, et leurs adversaires, gardiens de la règle, étaient prêts à s'entretuer. Elles demeurent tout de même très vives. Le cinquième Colloque de Passy, réuni le 11 mars 2006 sur le thème de la désinformation a délibérément choisi de n'éviter aucun aspect de ce grave problème de société, en s'íntéressant notamment aux véritables responsables des tsunamis, aux conséquences de l'affaire de la Donation de Constantin sur les prochaines élections italiennes, aux déplorables effets de la crise des banlieues sur le tourisme et aux douloureux dilemmes dans le choix des attaquants de l'Équipe de France au Mondial 2006 . L'égalité dans la prise de parole, la bienveillance et l'honnêteté intellectuelle ont rendu accessibles à tous, en les clarifiant, les débats politiques et sociaux les plus complexes. Le présent ouvrage réunit les contributions des intervenants, ainsi que les très riches débats engagés par les questions du public.
Pastiche littéraire ? Canular ? Provocation ? Avec les contributions de : Séraphin Canevas, S.J., Maître de conférence en droit canon, Gustave Labarbe, Président de l'Association du Colloque de Passy, Dieter Lecas, Directeur de recherche à École de Guerre, Jean-Marc Nocher, sociologue et chercheur à la SNCF, Philippe Pal, fantaisiste et homme d'affaires, Grisette Pierrard, Grand-Maître adjoint et Tenzin Gyatso, XIVè Dalaï Lama.
On reconnaîtra sans peine sous ces pseudonymes transparents les noms des vértables intervenants : Jacques MASDEU-ARUS Député-Maire Poissy Bruno DUVAL Président ACP Jean-Marie CHARON sociologue média chercheur CNRS Sébastien CANEVET Maître Conférence Université Poitiers Didier LUCAS Directeur Recherche Ecole Guerre Economique David LEWIN Arnaud ARDOUIN journaliste Chaîne Parlementaire Philippe VAL comédien Directeur Rédaction Charlie Hebdo Pierrette GRISARD Jean EISENBEIS Président Conseil National Fédération française Droit Humain Danièle JUETTE Grand-maître adjoint ORDRE MACONNIQUE MIXTE INTERNATIONAL LE DROIT HUMAIN ACP desinformation essai etude association colloque Poissy Editions Faustroll Passy Fauxtroll Syldavie bordurie Jacques MASDEU-ARUS Député-Maire Poissy Bruno DUVAL Président ACP Jean-Marie CHARON sociologue média chercheur CNRS Sébastien CANEVET Maître Conférence Université Poitiers Didier LUCAS Directeur Recherche Ecole Guerre Economique David LEWIN Arnaud ARDOUIN journaliste Chaîne Parlementaire Philippe VAL comédien Directeur Rédaction Charlie Hebdo Pierrette GRISARD Jean EISENBEIS Président Conseil National Fédération française Droit Humain Danièle JUETTE Grand-maître adjoint ORDRE MACONNIQUE MIXTE INTERNATIONAL LE DROIT HUMAIN ACP desinformation essai etude association colloque Poissy Editions Faustroll Passy Fauxtroll Syldavie bordurie Jacques MASDEU-ARUS Député-Maire Poissy Bruno DUVAL Président ACP Jean-Marie CHARON sociologue média chercheur CNRS Sébastien CANEVET Maître Conférence Université Poitiers Didier LUCAS Directeur Recherche Ecole Guerre Economique David LEWIN Arnaud ARDOUIN journaliste Chaîne Parlementaire Philippe VAL comédien Directeur Rédaction Charlie Hebdo Pierrette GRISARD Jean EISENBEIS Président Conseil National Fédération française Droit Humain Danièle JUETTE Grand-maître adjoint ORDRE MACONNIQUE MIXTE INTERNATIONAL LE DROIT HUMAIN ACP desinformation essai etude association colloque Poissy Editions Faustroll Passy Fauxtroll Syldavie bordurie Jacques MASDEU-ARUS Député-Maire Poissy Bruno DUVAL Président ACP Jean-Marie CHARON sociologue média chercheur CNRS Sébastien CANEVET Maître Conférence Université Poitiers Didier LUCAS Directeur Recherche Ecole Guerre Economique David LEWIN Arnaud ARDOUIN journaliste Chaîne Parlementaire Philippe VAL comédien Directeur Rédaction Charlie Hebdo Pierrette GRISARD Jean EISENBEIS Président Conseil National Fédération française Droit Humain Danièle JUETTE Grand-maître adjoint ORDRE MACONNIQUE MIXTE INTERNATIONAL LE DROIT HUMAIN ACP desinformation essai etude association colloque Poissy Editions Faustroll Passy Fauxtroll
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LE JOUR DU COLLOQUE (1561)
Elle
laisse lentement glisser
Michel
Wellbaked,
LISTE DES AUTEURS Gustave Labarbe Président de l'Association du Colloque de Passy Dieter Lecas Directeur de recherche à l'Ecole de Guerre Jean-Marc Nocher Sociologue des médias, chercheur à la SNCF Philippe Pal Fantaisiste, chanteur comique et homme d'affaires Grisette Pierrard Grand-Maître adjoint, Très Puissant Timonier perpétuel de l’Obédience
_________________ Ouverture en forme d’exorde par Gustave LABARBE Il n'est rien d'immarcescible en ce monde. La vie n'est pas un lit de roses. D'ailleurs, même les plus belles roses se fanent. Et les fanes ont quelquefois un goût amer. Bien que l'ambiance jubilatoire de la cérémonie qui nous réunit appelle sur nos têtes l'esprit de la fête et de la célébration, c'est à un retour sur nous-mêmes comme à un acte de contrition que je nous exhorte. Je serai grave, à défaut d’être bref. Dieu, dit-on, aime les gros bataillons. Or nous, qui nous flattons de ne pas céder à l'adulation des assis, des installés, des repus, nous qui nous targuons, à l'inverse d'une certaine presse stipendiée, de nous refuser à tailler la plume des puissants, nous si prompts à glorifier l'inlassable labeur des anonymes trousseurs d'images, des obscurs fourreurs de phrases, de toutes ces inusables petites mains qui s'activent sur la chaîne de la confection Passéyste, nous qui claironnons partout que les derniers sont les premiers dans nos coeurs et que le moins prestigieux n'est pas le moins méritant, qu'avons-nous fait d'autre que de nous laisser éblouir par les ors, les pourpres, les lambris, que de disperser nos suffrages sur les favorisés de la fortune, que d'emboucher avidement les trompettes de la renommée, puisqu'en cinq ans de communications, interpellations, contributions, interventions, nous avons, à Passy, tour à tour résolu les plus grands problèmes de l’époque : le secret des origines, l’identité et la différence humaine, l’avenir du Monde. Fatale inconséquence! Fatale inconséquence, car cette infidélité avérée, réitérée, récidivante à nos principes les plus ostentatoirement affichés finira par détourner des joutes oratoires l'humble litanie des simples, des petits, des sans-grade, l'aile toujours marchante et toujours défaite des participants malchanceux, de ceux que ne soutient aucune de ces instances de légitimation Passéyste que sont l'exercice d'un magistère intellectuel, d'une prébende alimentaire ou d’une magistrature de l’âge. Parmi ces vocations que nous sommes coupables d'avoir découragées, il en est une, Mesdames et Messieurs, que je voudrais élire entre toutes tant elle les résume toutes, tant elle en constitue pour ainsi dire la vivante incarnation. J'ai nommé : Philippe Pal, le plus opiniâtre et le plus mal récompensé, sans doute, de tous nos candidats, lui qui s'est obstiné, avec une louable constance, à concourir par tous les temps, en toute saison, en vue de la conquête des lauriers suprêmes, sans jamais décrocher de distinction plus honorifique que quelques voix éparses, clandestines, presque honteuses. En dissuadant celui-là, Mesdames et Messieurs, nous avons dissuadé un pur. Et privés de Philippe Pal, nous déambulons sans but, comme vont errant par les rues grises les coeurs solitaires, à cette heure équivoque entre chienne et louve au déclin du jour hâve, où les ombres portées sur les murs des passants qui s'attardent s'allongent démesurément. Car si le silence qui suivait une péroraison de Philippe Pal appartenait à Philippe Pal, le silence qui succède à ce silence n'est plus le silence de personne. Il n'est qu'un néant de parole, une citerne aux flancs creux, une corne de brume qui s'exténue, une conque muette à jamais! Ô Philippe, sur quelle butte taiseuse, sur quel tertre taciturne, sur quel Aventin tumulaire vous êtes-vous exilé, dans un altier retirement, pour notre malheur et notre déréliction? Et cette invocation à l'absent que je tente par-delà les cimes dût-elle vous atteindre, les accents de l'affliction qui me hisse jusqu'aux sommets de l'éloquence sacrée dussent-ils vous toucher, je vous le psalmodie, Philippe : « revenez au milieu du cercle de vos disciples. Redonnez aux fervents, aux ardents, aux affamés que nous sommes l'aliment qui n'a cessé de les stimuler, et sans lequel la bestiale continuation de cette ladre existence spirituelle leur semblerait fade ». Certes, nous sommes fautifs d'avoir ignoré les signaux que vous nous adressiez. Vous l'impétueux varappeur de la métaphore abrupte, l'impavide cascadeur de la mise en abîme permanente, le guide hasardé seul sur l'arête effilée de l'indicible. Nous sommes fautifs ! L'aveu de la faute, cependant, n'étouffera pas en nous le désir de louange. Mais avant de vous rendre hommage, Philippe Pal, je tiens à faire taire les clabauderies de quelques quérulents, toujours les mêmes, acharnés à nous intenter de faux procès qu'inspire la seule malveillance. Ah ça ! qu'on n'aille pas imputer au Colloque de Passy je ne sais quelle répugnance envers la Maçonnerie qu'aurait avivée votre prescription, Philippe, des us les plus ésotériques. Ainsi de ce rituel initiatique de la Toussaint quatre-vingt-neuf qui recommandait de se munir d'une faucille et d'un marteau pour taper sur ceux qui sont déjà fauchés, puis d'y substituer un mur pour édifier un avenir de béton. Chaque homme à nos yeux, Philippe Pal, conserve le droit inaliénable de choisir les rites sacrés qui gouvernent sa vie et jamais nous ne viendrions vous quereller là-dessus. Au contraire, si nous nous sentons coupables d'un manquement à votre égard, c'est plutôt de n'avoir pas prêté l'oreille à ce que vous nous donniez si impérieusement à entendre. Car enfin, souvenons-nous! Lorsque vous écrivîtes: "Penser sans imaginer est impossible, mais la pensée est loin, ici, d'être le but, si tant est que ce but ne soit pas une fin, et que cette fin ne soit pas la nôtre", n'énonciez-vous pas à notre place, et mieux que nous ne saurions le faire, ce qui forme le fond ultime de la démarche Passéyste ? De même vous nous montriez le chemin, quand vous posâtes ces deux idées entre lesquelles, affirmiez-vous, vous ne teniez pas à choisir et "qui sont, en gros, l'éternité et la perpétuité." Mais accéder à l'apothéose de l'éternité par l'ascèse de la perpétuité, n'est-ce pas là l'essence même de l'assomption de Notre Dame de Passy? Hélas, nous dédaignâmes vos objurgations. Non que nous demeurassions insensibles à votre tourment. Ainsi, lorsque vous confessâtes votre désarroi en ces termes: "J'ai beau chercher, je ne trouve rien qui puisse empêcher une classe sociale de se proclamer culture pour rester culture sociale de classe", je puis vous certifier, Philippe Pal, que la Commission d’organisation du Colloque de Passy s'est longuement penchée sur la question... et qu'elle n'a rien trouvé! Oui, Mesdames et Messieurs, nous avons péché par suffisance, par courte vue, pis encore: par distraction. Nourrir d'inutiles regrets semble une pratique bien vaine, et les choses qui n'ont jamais été, quelle raison auraient-elles d'avoir jamais été? Toutefois, qu'on me permette ici l'expression d'une douleur sincère. Ô Philippe, que n'avons-nous su interpréter vos appels, au moment même qu'ils se multipliaient! En quatre-vingt-onze déjà, sous l'empire d'une juste colère: "Il n'est pas difficile, rugissiez-vous, de ne rien dire, lorsqu'on ne sait rien, à qui ne veut rien savoir." Ailleurs, vous aviez pris soin de nous avertir, sombrement prophétique: "Qui vocifère doit toujours avoir beaucoup de silence à couvrir." Mais c'est le vingt-six mai, jour de saint Philippe l'Oratorien, que votre voix trouva la force de nous jeter tout à cru son dépit à la face: "Le mutisme dit donc la vérité, surtout quand il ne parlerait qu'à des sourds." Mesdames, Messieurs, c'est beau comme de l'antique! Méditons un instant -je vous prie- cet élan du Passéysme dans sa version stoïcienne: "Le mutisme dit donc la vérité, surtout quand il ne parlerait qu'à des sourds." Et c’est pourquoi la parole est maintenant aux orateurs de ce Vème Colloque, que dans la foulée et sans me fouler, je déclare ouvert.
1 _________________ Désinformation
au cœur de par Dieter LECAS
« Ainsi
sans rien faire retournèrent devers Grandgouzier, Rabelais, Gargantua, XXV
« Brassus me cadunt ! » Tacite, Histoires, II, CII La Bordurie, engagée depuis toujours dans un antagonisme géoéconomique dans cette zone instable des Balkans avec la Syldavie, tente depuis son indépendance en 1990 de lutter contre les ambitions dominatrices du Royaume du Pélican blanc, illustrant parfaitement la « guerre et va-t-en-guerre » de l’information que se livrent entre elles les nations de « deuxième » et « troisième vague », confrontées à une situation nouvelle de ni paix ni guerre, où les conflits économiques atteignent une intensité jamais égalée1. Typique représentant de la « deuxième vague », toujours dans l’ère industrielle, la République de Bordurie n’est pas en mesure d’affronter durablement la Syldavie (pays de la « troisième vague »), maîtrisant depuis des décennies les technologies de l’information et de la communication2. La Bordurie est un petit pays de 25.200 km², peuplé de 1,3 millions d’habitants de confession hussite pour un tiers, musulmane de rite soufi (22% de la population), khazare (7% dans l’enclave de Shynághôg), le reste se répartissant entre nombre de cultes locaux (Nêostahls, Jôszpínisztes du 3ème Retour, Trotzkhars, Breyjneyviens, Maôsponteks). La langue officielle, le bordure, n’est parlée qu’autour de la capitale Szohôd (275.000 habitants). L’industrie, métallurgique (ressorts en fonte à Szpountsz, menottes, enclumes et poêles à marrons de Zorglônd), automobile (les camions Vôstok à trois roues, les cyclomoteurs Szôleks) et textile (les célèbres camisoles de Fóohrs), n’est plus qu’un pâle reflet de ce qu’elle était avant l’indépendance et la chute du régime pro-soviétique de Nepomuk Pleksy-Gladz, fils de l'ancien dictateur. Seule l’industrie agro-alimentaire reste rentable (alcool d’endives Kotsz et la fameuse bière vanillée de Szohôd). L’illétrisme atteint jusqu’à 1,5% de la population active.3 La Syldavie (capitale Klow, 122.000 hab.), en revanche, s’est dès les années 50 convertie à l’économie de marché et a poursuivi une politique libérale qui en fait un des bons élèves de l’Union européenne. D’une surface de 41.000 km² pour 642.000 habitants, le royaume syldave (monarchie parlementaire) a su très tôt se tourner vers la haute technologie et l’économie de service. Il est important de noter que ce pays est la première nation européenne à avoir développé un programme spatial, envoyant des hommes sur la Lune près de quinze ans avant les Etats-Unis. Le centre spatial de Sbrodj, mais aussi les villes de Kragoniedin (centre de communications relié au réseau ECHELON), Zileheroum, Dbrnouk et Niedzdrow (le fameux « Sylikhôn-Burg ») sont autant de témoins de la prééminence économique, technologique et culturelle de la Syldavie dans les Balkans. Héritiers d’une histoire glorieuse4 et d’un long passé de conflits avec ses proches voisins, bordures tout d’abord5, mais également bretzelbourgeois et Maquebastais6, les Syldaves n’ont eu de cesse d’afficher une volonté hégémonique dans les marches orientales de l’Europe. Le contrôle des marchés émergents représentés par ces anciens vassaux de l’Union Soviétique, rendus à l’indépendance au cours de la dernière décennie du siècle dernier, mais aussi livrés aux dures lois de l’économie libérale, est devenu un objectif majeur des ambitions géopolitiques de Klow. Ces ambitions, cependant, ne sauraient reposer seulement sur une politique de subversion dans un pays où la domination s’exerce principalement en accord avec les théories de Clausewitz. C’est pourquoi l’approche syldave de l’Informats– en Gegckëninformatskrîg7 repose essentiellement sur ses ressources dans le domaine spatial, notamment pour le recueil et l’analyse d’imagerie satellitaire. Ce rapport, apparemment écrasant, de « fort » opposé au « faible » technologique, est cependant remis en question par la globalisation des échanges commerciaux et le rôle croissant que prennent les multinationales, certes toujours enclines à favoriser le « politiquement correct » des nations occidentales, sans toutefois négliger les potentialités économiques des marchés émergents.8 La Bordurie a bien compris que la guerre de l’information, relativement aisée à mettre en œuvre, doit être maîtrisée au plus haut niveau pour contrecarrer l’emprise syldave, tant dans le domaine de l’économie que de la culture. L’avantage indéniable de la mainmise syldave sur les vecteurs du savoir et la maîtrise des nouvelles technologies est cependant contrebalancé par l'ethnocentrisme idéologique de Klow, longtemps convaincu par la supériorité et l’universalité de son Lebenssztîhl9, excluant la réalité d’autres formes d’appréhension de la société. Cette vision univoque contraint aujourd’hui la Syldavie à déployer d’autres stratégies de dissuasion et d’influences, par le biais du contrôle des multinationales dans le domaines des nouvelles technologies, pas toujours efficaces en raison des impératifs géoéconomiques et des pressions financières exercées par les enjeux que représente la domination des marchés émergents, dont la Bordurie (richesses minières sous-exploitées) et le Bretzelbourg (gros potentiels dans l’agro-alimentaire) sont des exemples type. Si les stratégies employées par les parties en présence sur l’échiquier balkan diffèrent considérablement, la Syldavie confiant sa gestion de l’information au Ministère du Commerce et du Tourisme tandis que Szohôd s’appuie sur la Woynaïkonomitzkaïa kamérraj (Cabinet de Guerre Economique) de la ZePo, placée sous l’égide du Ministère de l’Intérieur et du Tourisme, les méthodes se ressemblent : la Gegckëninformats (contre-information) syldave n’a rien à envier à l’Antiagitatournaïa (anti-propagande) bordure. On se souvient des virulentes campagnes orchestrées par les médias bordures – destinées principalement à calmer les mouvements séparatistes soufis du sud du pays – lors de l’intervention armée syldave au Khemed, vilipendant les affirmations de Klow de pratiquer une ingérence « non-invasive » dans les affaires d’un pays souverain, tout en bombardant la capitale Wadesdah10. Non moins outrancière, et singulièrement plus efficace, a été la re-publication du fameux Protocole des Sages du Khazar, document ô combien apocryphe forgé dans les années 30 par le Zyldav Zentral Revolutzionär Komitzät (organisation pro-fasciste d’avant-guerre) pour soutenir les pogroms anti-khazars de triste mémoire, et diffusé par le biais de fora « privés » sur l’Internet par le Ministère du Commerce et du Tourisme syldave. En 2001, la Bordurie répliquait, sur l’Internet également, par la campagne « La Syldavie, pays imaginaire » (Syldavia : operrett’ Karoliévssztvo) qui porta ses fruits, puisque l’encyclopédie de référence du « net », Wikipedia, ne mentionne plus le pays du pélican blanc que parmi les royaumes virtuels. Pour ne pas être en reste, la Syldavie, en 2004, répandait la rumeur du clonage du dictateur Pleksy-Gladz par le professeur Hwang Woo-Suk, à partir des poils de sa moustache, conservés depuis sa mort dans le mausolée de la Slawapladz à Zhohôd. Au cours de l’automne 2004, les Bordures gèrent tant bien que mal les conséquences du retentissant scandale – révélé par la chaîne de télévision syldave TS1 – des aventures extraconjugales de leur président, le général Sponsz avec la chanteuse Bianca C. Ils rétorquent par la campagne de prévention alimentaire contre les fameux szlaszeck syldaves, prétendant que ceux-ci contiendraient de la viande canine, avec pour conséquence la baisse des exportations agro-alimentaires de la Syldavie de près de 35% au cours de l’hiver 2004. Dans le cadre de sa lutte contre le tabagisme, Klow a mis dernièrement en garde le public syldave contre la marque de cigarettes Makedonia, grevant ainsi le budget bordure d’une grande part de ses exportations. La marque de la Régie des Tabacs Syldaves Khlôp n’est curieusement pas visée par le décret gouvernemental. Les exemples de désinformation entre les deux pays sont malheureusement légion, qui laissent sourdre le rôle trouble des médias, manipulés-manipulateurs, illusoire troisième pouvoir sans responsabilité, impavide dans la révélation des sensations et timoré dans l’endossement des conséquences. Entre les Etats et les multinationales, les médias naviguent adroitement sur les flots abondants du profit immédiat, sans se soucier des tsunamis désastreux qu’ils déclenchent.
2 _________________ La
désinformation : un concept rentable par Philippe PAL
L'internet n'a rien changé et doit être tenu pour quantité négligeable (sic transit gloria mundi), contrairement à ce dont un autre intervenant va chercher pitoyablement à vous convaincre. C'est pourquoi j'ignorerai superbement ce soit-disant média dans la présente intervention. En effet, ce réseau n'est qu'un supermarché mondial livré aux seules mains de multinationales cupides et la pseudo-idéologie de techno-libertaires rêveurs n'est que l'arbre qui cache la forêt de doctrines imbéciles ou odieuses12. Il n'est de média que traditionnel, seule la presse écrite et audiovisuelle pouvant se prévaloir de ce titre. La véritable nouveauté médiatique ne peut être recherchée dans de prétendues « Nouvelles Technologies »13 mais dans l'information même, dès lors qu'on en a une conception extensive. C'est ainsi que j'affirme que pour trouver l'avenir de l'information il convient de dépasser celle ci pour en faire une méta-information, un « au delà de l'information » : ce qu'il est convenu d'appeler la désinformation. Nous verrons que, contrairement à l'information, victime de pesanteurs inhérentes à sa nature et à sa fonction, la désinformation, quintessence médiatique, conduit à une évanescence capitalistique bienvenue. Dépasser l'information Pour venir controuver une idée fausse, trop souvent répandue par des esprits étroits autant que rétrogrades, la désinformation n'a aucun point commun avec mensonge et approximation. Au contraire, elle est une sublimation de l'information enfin débarrassée de ses scories réalistes14, elle est une sur-information nietzschéenne. Il s'agit pour nous de faire comprendre que la désinformation est un modèle radicalement nouveau de production du sens conduisant à un éclatement de la temporalité, à un dégagement des impératifs chronologiques et factuels. Passage du champs du réel à celui du possible, la désinformation transcende donc les faits et les concepts en multipliant les domaines de réalité, dans une perspective typiquement humienne15. Ainsi, alors que l'information est, par nature, enfermée dans le carcan étroit de la vérité, la désinformation, fille de la nouvelle ère médiatique, a pour seule limites celle de l'imaginaire et du vraisemblable. Il y a là plus qu'un simple glissement sémantique, la désinformation étant ontologiquement différente de l'information. Il s'agit donc, en première approximation, de mettre en œuvre l'adage selon lequel la désinformation commence là ou l'actualité meurt. Pourtant, cette conception est encore par trop étroite en ce sens qu'elle fait trop dépendre la désinformation d'un existant, même si en l'occurrence elle se fait l'écho et le porte parole de celui qui a le savoir vrai (épistémê) contre les errances des acteurs sociaux (doxa) tout en se posant comme l'arbitre du débat public. Il faut aller au delà encore, en parachevant définitivement la scission entre existant et désinformation. Plus qu'un double négatif de l'information, la désinformation voit ainsi son ère d'action démultipliée par rapport à l'ère dévolue à son ancêtre l'information, qu'elle a vocation à remplacer. Il est d'ailleurs courant de chercher à estimer la profondeur de cette démultiplication de l'ère désinformationnelle, sans pour autant que les diverses tentatives faites en ce sens aient jamais abouti à autre chose qu'à intimider fortement les courageux chercheurs qui tentèrent la chose16. Une fois exposée à la façon dont il convient de comprendre le paradigme « désinformation », il nous reste à en étudier l'applicabilité pratique, en prenant en compte tous les aspects, y compris économiques, de la question. Contourner les limites à la rentabilité Contrairement à ce que l'on pourrait penser a priori, la désinformation n'est pas dépourvue d'atouts dans l'univers médiatique actuel. Au contraire, elle bénéficie de certains avantages tant structurels que conjoncturels sur l'ancienne information, qu'elle ne tardera d'ailleurs pas à supplanter dans tous les domaines. La désinformation possède en effet une supériorité évidente sur l'information du point de vue de la rentabilité : la diminution drastiques des coûts. Alors que les nécessités de l'information imposent aux médias de coûteuses dépenses en ressources tant matérielles qu'humaines, la désinformation permet, au contraire, d'envisager la production de contenus désinformationnels à l'aide d'une main d'oeuvre réduite17. Il devient ainsi superflu de recourir à des sources d'informations fiables et permet d'éviter les chronophages vérifications et croisements de sources, qui sont la plaie de l'industrie informationnelle classique enfermée dans sa dérisoire quête à la vérité et à l'objectivité quand il s'agit de produire du contenu. Mieux, alors que la production de contenus informationnels est coûteuse par essence, la production de matière désinformationnelle peut même être rémunératrice. En effet, alors que l'entreprise est naturellement réticente à laisser faire librement un média qui souhaite publier à son sujet, en raison de l'absence de contrôle sur son image par l'entreprise concernée, autant celle ci est prête à prendre à sa charge tout ou partie du coût de production d'un contenu favorable à ses intérêts, diminuant d'autant le prix de revient de la désinformation pour l'éditeur du contenant. Il convient, enfin, de mentionner que la désinformation est, par définition, la propriété exclusive de son éditeur, lequel ne voit pas limité son droit de propriété sur sa création, contrairement à l'éditeur d'information, qui, lui, doit subir la concurrence du marché, en raison d'une disposition obsolète du droit de la propriété intellectuelle qui l'empêche de défendre son oeuvre contre les emprunts des tiers, au prétexte fallacieux du droit à l'information.18 Espérant avoir ainsi contribué à vous faire comprendre toute la supériorité de la désinformation sur son ancêtre l'information, je pense vous avoir démontré qu'il s'agit là de la plus belle mise en pratique concevable de l'affirmation selon laquelle « une solide hypothèse vaut mieux que de vagues certitudes », comme l'a si courageusement écrit le plus brillant de nos philosophes contemporains19.
3 _________________
Désinformation ou mésinformation
par
Jean-Marc NOCHER
« Qui bene latuit bene vixit » René Descartes
Bien que ma spécialité me conduise à étudier les médias, je n’ai pas souvent l’occasion de les côtoyer, ni de m’exprimer devant un auditoire, préférant de beaucoup le refuge calme de ma table de travail, loin des micros, des caméras et du public. Vous me pardonnerez, j’ose l’espérer, ce manque d’habitude, et mettrez sur le compte de la nouveauté et de la timidité les éventuelles hésitations dont je ferai assurément montre. Je vous remercie d’avance. Avant de poursuivre, je voudrais préciser que le titre de mon intervention a déjà été bêtement utilisé par Madame Alexandra Viatteau, lors d’un colloque mineur à Lublin en l’an 2000. Qu’elle sache que je ne lui en veux absolument pas pour ce choix précoce, sinon précipité, d’autant plus que le sujet de son texte ne correspondait en rien au thème de la désinformation ni de la mésinformation qui nous préoccupe aujourd’hui, puisqu’il traitait très modestement du contenu des manuels scolaires d’histoire en Europe Centrale. Cette mise au point étant faite, il convient d’expliquer le choix d’un tel intitulé, alors qu’il eût été sans doute préférable de privilégier un en-tête plus aguicheur, comme « La Désinformation, arme de guerre »20, « Journalisme et mésinformation »21, « Petite histoire de la désinformation »22, « Désinformation : flagrant délit »23, voire « Guerre économique et information »24, ou même tout simplement « L'Intoxication »25, que certains auteurs, moins scrupuleux et plus au fait que moi des « trucs » médiatiques propices à racoler le public, n'eussent hésité à employer. Force m’est de constater que c’est effectivement le cas. Restons-en donc à « Désinformation ou mésinformation ». Si le terme « désinformation » est aujourd’hui accepté par l’Académie qui l’a fait entrer dans la huitième édition de son Dictionnaire, en 198026, le mot « mésinformation », en revanche, quoique quotidiennement utilisé par la presse, n’est toujours pas reconnu officiellement : ignoré des grands dictionnaires (seul le Larousse le mentionne, le définissant comme… désinformation), son emploi est plus flou. Défini tantôt comme une « simple entropie », une « dégradation du contenu »27, tantôt comme un mot qui « couvre un domaine plus large que la "désinformation" […] car [il] inclut également l’induction en erreur involontaire, innocente et conditionnée de loin, laquelle explique, sans nécessairement l’excuser, une bonne partie de ce qui dysfonctionne dans l’information médiatique »28, la mésinformation pose ici problème. Faut-il s’arrêter à si peu, et alors devoir rechercher un nouveau titre, alors que celui-ci me convient parfaitement, à la fois intriguant, apostrophant et bien en phase avec mon propos ? La polysémie des deux termes, l’allitération harmonieuse et le vigoureux balancement ne peuvent que concourir à enrichir mon développement. C’est Chateaubriand qui a dit que « le titre est le marchepied de l’œuvre »29. Et Clémenceau d’ajouter : « Le meilleur moment dans la lecture, c’est le titre ». Parler du titre d’une intervention sur la désinformation, est-ce là de la mésinformation ? Revenons cependant sur nos pas et considérons la définition du dictionnaire : la désinformation est l’« utilisation des techniques de l'information, notamment de l'information de masse, pour induire en erreur, cacher ou travestir les faits »30. Pour qu’il y ait désinformation il faut donc utiliser les techniques de l’information, et notamment de l’information de masse. J’aurais pu donc intituler mon texte « Information ou désinformation », mais un rapide examen d’un moteur de recherche sur Internet me donne plus de 600 pages galvaudant ce binôme (et plus de 13.000 pour « désinformation et mésinformation ») ! Pas de quoi s’y arrêter. « Information ou mésinformation » est une combinaison certes plus intéressante, puisque seules deux pages se l’approprient., mais c’est pour désigner un DEA dirigé par Alexandra Viatteau. Elle est décidément partout ! Conservons donc « Désinformation ou mésinformation ». Dans une très (trop ?) rare apparition sur un plateau de télévision31, je faisais la remarque suivante : « Les images [de l’actualité] se recentrent sur certaines catégories, certaines communautés ou certains lieux », laissant ou délaissant le sujet lui-même – en l’occurrence l’insécurité. N’est-ce pas là le cœur de la problématique envisagée ? « Désinformation ou insécurité » auraient pu d’ailleurs parfaitement illustrer ce papier, en y ajoutant certes une nuance inquiétante que je ne retrouve pas dans mésinformation. Ne serait-il pas alors plus satisfaisant et aussi plus enrichissant de procéder à une petite interpolation en introduisant un passage sur l’insécurité ? La rigueur du chercheur ne peut que se détourner de tels artifices. Il nous faut dans les circonstances actuelles prendre exemple sur nos dirigeants qui savent mettre un frein énergique à toute dérive démagogique, il nous faut suivre la courageuse abnégation d’un ministre de l’Intérieur qui préfère se soustraire aux faciles feux de la rampe pour exercer sa tâche loin des tumultes enjôleurs des médias, avec humilité et dévouement, il nous faut enfin apprécier la leçon de déontologie que nous donne chaque soir le présentateur vedette du Journal de TF1. Le mot est lâché : déontologie ! Quel beau titre c’eût été : « Désinformation et déontologie », moins riche en assonances que mon premier choix, mais néanmoins fort acceptable. Le thème de ce colloque, la « désinformation », mais aussi, nous l’avons vu, la mésinformation (d’où le choix sagace de mon titre), renferme un autre aspect non négligeable : celui des acteurs. Que serait l’information sans les informateurs ? (« Désinformation et informateurs », voilà un titre qui mériterait qu’on s’y arrêtât). Ces informateurs sont les journalistes. Qu’il me suffise de citer au hasard quelques grands noms du journalisme pour comprendre que sans eux, le problème de l’information demeurerait subalterne : Joseph Josephin, Isidore Beautrelet ou Fandor sont les gloires de notre presse. Et pourtant ! Plus d’une fois Joseph Josephin32 va taire ses informations, va déformer ce qu’il sait pour démasquer le sinistre Larsan ; Beautrelet et Fandor n’agissent pas autrement pour lutter contre leurs adversaires Lupin et Fantomas. Doit-on alors parler de désinformation, ou même de mésinformation ? Certes non ; plus naturellement nous vient le terme de morale ou d’éthique. « La désinformation ou l’éthique » serait un candidat intéressant que je me réserve peut-être pour un prochain colloque. Un autre éclairage, enfin, de ce vaste sujet nous permettra peut-être d’envisager une dénomination définitive à mon travail : l’importance du point de vue de l’informateur. Qui a oublié la manière dont le jeune Fabrice del Dongo vit la bataille de Waterloo et la vision sublime qu’en donne Victor Hugo dans Les Misérables ? L’un subit le combat au sol et ne comprend pas ce qu’il advient – c’est la position du correspondant de guerre –, l’autre survole le champ de la défaite et explique le déroulement historique – c’est le rôle de l’auteur qui peut être le même, mais rentré dans sa chambre au Sheraton. Le premier se rend-il coupable de mésinformation lorsqu’il décrit le corps à corps sanglant qui l’entoure, le second désinforme-t-il lorsqu’il analyse et recoupe son expérience et celle de ses confrères ? Il me semble évident que « Désinformation, mésinformation, information, informateurs, insécurité, déontologie, éthique ou points de vue » eût constitué le titre idéal de mon propos, mais par économie et souci de clarté, j’en resterai à ma première version.
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Internet vecteur de la désinformation
Essai
de structuration objective en tant que Sousdialectique marxiste et
dialectique socialiste
par
Séraphin CANEVAS , S.J.
Approche sémiotique du paradigme contextuel de la désinformation
C’est évidemment le thème principal de Pickett33, englobant la théorie capitaliste neostructuraliste pour déboucher sur une réalité mythopoétique de la désinformation comme archétype objectif de l’information en tant que « creuset » dialectique, mais aussi maïeutique. Plusieurs discours concernant cette approche sémiotique du socialisme dialectique peuvent être trouvés : on pourrait même dire que Drucker34 implique que nous devons choisir entre la théorie capitaliste néostructuraliste et une lecture derridaiste. Foucault suggère l'utilisation du post-matérialisme désinformationnel afin de déconstruire l'identité sexuelle. Ainsi, la prémisse de la théorie capitaliste neostructuraliste suggère que l'histoire vient de la communication, mais seulement si la réalité est égale à la culture. L'effondrement et l'échec ultérieur des composantes guglielmiennes de la désinformation bi-univoque, typique du marxisme sousdialectique, qui est un thème central des Versets sataniques de Rushdie et de sa représentation lacano-symbolique sur internet, est aussi évident dans le Dernier Soupir du Maure, bien que dans un sens qui « couvre ses frais »35. On pourrait le dire de toute forme de désituationisme concernant non pas le discours, mais également le prédiscours. Socialisme dialectique et théorie post-textuelle dialectique de la désinformation « La société fait partie de l'économie de langue » dit Sartre, alors que Sontag utilise le terme de « théorie post-textuelle dialectique » pour dénoter une totalité structurelle. Pourtant, le sujet est interpolé dans un marxisme sousdialectique qui inclut la culture comme un paradoxe. Le thème caractéristique des travaux de Rushdie n'est pas constructiviste par essence, comme Lacan l'aurait suggéré, mais subconstructiviste. Bataille utilise le terme « théorie post-textuelle dialectique » pour dénoter une réalité jugeante de soi. On pourrait aussi le dire de Baudrillard lorsqu’il promeut l'utilisation de Marxisme sousdialectique pour défier le status quo. Le sujet est contextualisé dans un nihilisme précapitaliste qui inclut la conscience comme une totalité. Ainsi, Bataille utilise le terme de « socialisme dialectique » pour dénoter le pont entre la culture et la société. Marx suggérait bien l'utilisation de la théorie post-textuelle dialectique afin d'analyser et d’attaquer la classe dominante. Donc, le modèle de Bataille du socialisme dialectique tient comme modèle de vérité lorsqu’il s’agit de renforcer la hiérarchie. Plusieurs discours concernant le Marxisme sousdialectique peuvent être révélés. Dans un sens, dans les Versets sataniques, Rushdie affirme la désappropriation culturelle ; dans Le Dernier Soupir du Maure, il réitère le socialisme dialectique au nom de la désinformation en tant que système universel de communication. Derrida, quant à lui, utilise le terme de « marxisme sousdialectique désinformatif » pour dénoter le rôle de l'observateur comme artiste consentant. Mais la base intrinsèque du socialisme dialectique implique que le contexte doit venir de l'inconscient collectif. Discours de la désinformation "La culture est inaccessible," a pourtant écrit Foucault, mais si le paradigme post-structurel de contexte tient, les travaux de Rushdie sont modernistes per se. Pourtant, Porteur36 prouve que l'essai sur le socialisme dialectique est le paradigme de la société dialectique. Dans les travaux de Nocher, un concept prédominant est le concept de narrativité prédésinformationnelle. L'exemple de la théorie post-textuelle dialectique représentée dans Désinformation et/ou mésinformation émerge de nouveau dans ces travaux ultérieurs. Mais alors que Derrida propose l'utilisation du socialisme dialectique pour défier des divisions de classe, Nocher rétorque par le concept de prémésinformation poststructuraliste. Malgré les affirmations de Foucault (« La classe est fondamentalement une fiction juridique », Rushdie se sert du marxisme sousdialectique pour déconstruire la théorie soustextuelle dialectique dans son ensemble. On pourrait aussi le dire du socialisme dialectique tout simplement qui déclare que la vérité est capable de vérité. Lyotard suggère l'utilisation de théorie post-textuelle dialectique pour lire l'identité sexuelle. Donc, Tilton37 implique, en réponse, que nous devons choisir entre le socialisme dialectique et la théorie néoculturelle. La distinction de création/destruction intrinsèque aux Versets sataniques est aussi évidente dans Le dernier soupir du Maure, bien que dans un sens plus dialectique. Pourtant, le sujet est délibérément omis dans une théorie post-textuelle dialectique qui inclut la conscience comme une réalité. C’est pour cela que la réflexion sousdialectale marxiste ne peut venir à bout de la réalité transcendantale que représente la désinformation, dans ses prolongements les plus aboutis que sont les sites Web. Je vous remercie.
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Les obédiences maçonniques, inspiratrices et actrices des réformes sociales
par
Grisette PIERRARD
«
La charge utopique est toujours critique. En posant le possible, Organisation
socialiste libertaire,
La question est souvent posée de mesurer l’influence réelle qu’exerce la Franc-Maçonnerie sur l’évolution de la société. De nombreuses rumeurs ont couru à ce sujet et un colloque sur la désinformation se devait de donner place à quelques réfutations, mises au point et illustrations remarquables. Tout le monde a peu ou prou entendu parler de ce ministre de la IIIème République, Henry Brisson, qui, doutant de l’investiture de son Gouvernement, exécuta devant la Chambre le 21 juin 1900 un signe de ralliement maçonnique prétendument destiné à lui attirer les voix de ses Frères députés au-delà de leur appartenance partisane. Jolie légende, conforme à la volonté d’extériorisation des jeunes loups de la Franc-Maçonnerie de l’époque, tels Floquet, Camille Pelletan, Georges Perin, Edouard Lokroy, Wyrouboff, Millet le sculpteur, le docteur Lannelongue... mais évidemment fausse ! En réalité, le plafond de l’Assemblée avait connu quelques fissures de son revêtement zénithal et le ministre ne faisait que chercher à les éviter en se protégeant le chef de la chute inopinée de quelques débris. La phrase qu’il prononça à ce moment-là, rapportée par les secrétaires des débats n’a d’ailleurs rien de maçonnique : « A moi ! Les ans fendent la voûte ». En revanche, bien moins connue est cette période de la fin du Second Empire libéral, où les sénateurs pouvaient intégrer directement les allusions maçonniques et symboliques à leurs débats de fond comme en témoignent les débats sur la loi qui affirmera la liberté de l’enseignement supérieur en France. Sainte-Beuve, par exemple, qui argumente en faveur d’une tolérance d’estime et de respect pour les libres penseurs, déclare, devant le Général Mellinet38, hilare : « l’heure de la reconnaissance a sonné. Législateurs, croyez-le bien, il n’est pas trop tôt pour cela : il n’est plus sept heures ni dix heures du matin, il est midi »39. Néanmoins, ce temps de confusion entre le pouvoir politique et le militantisme maçonnique est bien révolu. Depuis la Seconde Guerre mondiale, les données ont radicalement changé. La place des institutions maçonniques dans une société politique expérimentée et représentative d’une grande diversité d’opinions et d’intérêts amène d’une part à réfuter leur influence et à démentir leur intervention dans quelques domaines, certes mineurs, et d’autre part à reconnaître leur rôle déterminant dans le respect des procédures démocratiques dans des réformes en apparence plus modestes mais non moins importantes au fond. Les réfutations dictées par l’honnêteté et la vérité historique La Franc-Maçonnerie n’a pas toujours l’influence qu’on lui prête. Et si, à ce titre, on ne prête qu’aux riches, il convient de rappeler que les obédiences maçonniques sont des associations à but non lucratif dont le patrimoine est, en France, assez faible et ne se compose que des éléments nécessaires à leur activité : temples, équerres et compas. L’institution est même si démunie parfois qu’il est nécessaire de faire passer un tronc pour quêter à la fin de ses réunions. Bon nombre de conquêtes sociales ont été imputées à l’oeuvre souterraine ou publique de la Franc-Maçonnerie : la Déclaration universelle des Droits de l’Homme adoptée par les Nations Unies en 1950, la Sécurité sociale, la législation prud’homale, la contraception, l’avortement, le revenu minimum d’insertion, la diminution de la période de chasse dans l’Union européenne, la liberté de circulation des footballeurs entre clubs en cours de championnat. Pourtant, la vérité m’impose de dire ici qu’aucune de ces assertions n’est véritablement prouvée. Bien au contraire, certaines d’entre elles semblent bel et bien avoir été propagées par des forces obscures, telles que l’Apis Deus, les Témoins d’Adonaï, la Guilde des Restaurateurs Hors Taxes et le mouvement Chasse, Dèche, Ratures et Reddition, pour discréditer l’action réelle de nos loges et de nos membres. Pour la contraception et l’avortement, par exemple, dont l’adoption eut lieu dans une période récente, sur laquelle nous possédons des archives tout à fait complètes, il apparaît clairement des sondages effectués entre 1946 et 1975 que 96% des membres des loges du Grand Orient, de la Grande Loge de France et de la Grande Loge Nationale de France ne connaissaient pas la méthode Ogino et n’utilisaient que des préservatifs. La proportion est un peu plus faible dans l’Ordre maçonnique mixte international Le Droit Humain (74%), sans qu’on puisse d’ailleurs s’expliquer pourquoi. A la question, posée en 1970 aux adhérents des obédiences citées : « quel est le mode d’emploi de la pilule ? », les réponses se répartissent entre « La placer entre les deux genoux et serrer fort » 62%, « La garder en équilibre sur le nez » 17%, « Ne sait pas » 34%40. Il est donc compréhensible que les travaux n’aient pas porté sur ces points, qui n’appartenaient visiblement pas à la culture dominante. D'une manière plus générale, il convient de remarquer que la sexualité et les questions qui s'y rattachent demeurent des thèmes peu étudiés en profondeur, ce qui n'empêche pas la société et certains auteurs de continuer à projeter leurs fantasmes sur la Franc-Maçonnerie41 C’est donc sur d’autres plans, relatifs à l’amélioration des conditions de vie, que la Franc-Maçonnerie a dû diriger son action. Les tendances de fond de la société française de 1946 à 2005. Depuis l’immédiat après-guerre, les obédiences maçonniques françaises ont pris conscience de leur rôle de guide en matière d’amélioration du bien-être et de la santé publique des Français. L’objectif visé a été l’augmentation de la taille et du poids des Français. Un premier effort a porté tout d’abord sur les Francs-Maçons eux-mêmes. A l’aide de diverses nouvelles dispositions inscrites dans les Règlements généraux, les Frères et Soeurs ont été incités à multiplier la fondation d’Ateliers dans des lieux de plus en plus reculés42. Ce faisant, la nécessité de se restaurer sur place et de compenser, par une chaude convivialité, les rudesses de l’heure tardive et des climats, a considérablement augmenté la valeur calorique moyenne absorbée par les Francs-Maçons. Par ailleurs, une subtile politique de rapprochement entre les obédiences masculines et les organisations féminines, et surtout mixtes, a indéniablement encouragé la constitution de couples de Francs-Maçons donnant naissance à des enfants ainsi génétiquement favorisés. Les habitudes alimentaires prises par les parents43 ont, phénomène bien connu, rejailli sur les enfants. Enfin, le formidable accroissement des effectifs des obédiences non seulement en stock (pour ceux qui restent) mais en flux (pour ceux qui en ont démissionné) de 1946 à 2005 a donné à ces effets catégoriels un poids statistique finalement significatif sur la population française44. Le résultat n’a pas tardé à se faire sentir comme témoignent les derniers chiffres : la Française adulte «moyenne» a grandi de 2,1 cm et grossi de 1,8 kg (elle mesure aujourd'hui 162,5 centimètres et pèse 62,4 kg). L'homme moyen, lui, a grandi de 5,5 cm et grossi de 5,4 kg en trente-six ans. Il mesure 175,6 cm pour 77,4 kg. La Franc-Maçonnerie peut dès lors se féliciter d’avoir tenu son programme initiatique consistant à « s’élever en fraternité » et atteint ses objectifs dans la Cité, en contribuant à l’épanouissement corporel de toute la population française. Une telle action ne pouvait pas, cependant, négliger les risques que comporte, en termes de santé publique, la généralisation de cet épanouissement à des profanes qui n’ont pas forcément toutes les clefs de modération et de tempérance nécessaires. En effet, d’une part, le tour de taille moyen des français a augmenté de 2,6 cm en de 1997 à 2003 et la proportion des personnes en surpoids ou obèses a progressé en 6 ans de 36,7% à 41,6%. D’autre part, l’amélioration de la qualité des soins médicaux a entraîné une augmentation de l’espérance de vie. Des mesures d’accompagnement s’avérèrent dès lors indispensables. C’est là que s’engagea l’un des plus rudes combats des obédiences françaises. Combat d’autant plus ingrat qu’il fut mené non pas devant la représentation parlementaire, mais dans le secret des bureaux feutrés des ministères. Pour la première fois, j’ai été autorisée à vous révéler l’odyssée des Francs-Maçons qui ont réussi à protéger, sans qu’ils s’en doutent, les Français en général et les plus âgés d’entre eux en particulier. Au début des années 1990, les groupes de pression représentant les industries du sucre ont commencé à lutter contre la diminution de consommation de leur produit, causée selon eux par les campagnes du Centre français d’Education à la Santé. Ils s’opposaient radicalement et par les moyens les plus déloyaux45 à l’adoption de mesures favorisant l’utilisation des édulcorants dans les produits alimentaires46. Face à une attitude aussi négatrice de la santé de tous et bien plus dangereuse à long terme que l’influenza aviaire et l’encéphalopathie spongiforme bovine, quelques Frères et Soeurs médecins résolurent d’intervenir. Une association fut fondée, la Société Protectrice des ARTères et pour l’AMélioration des Edulcorants (SPARTAME), financée par grandeur d’âme et par hasard grâce à l’obligeance de quelques laboratoires pharmaceutiques. Les obédiences menèrent un travail inlassable d’explication et de conviction sur le terrain : organisation de réunions maçonniques et profanes sur le thème « Plus de goût pour moins de coût » « Le plaisir sans la culpabilité », adoption de l’édulcorant dans le rituel du premier degré47, insertion du droit à la stimulation papillaire dans les Constitutions d’Anderson. La SPARTAME ne fut pas en reste, dont l’action culmina avec la distribution de sucrettes aux membres du gouvernement et le haut patronage du dissident Andréï Sakharov. Enfin, en 1994, fut couronné le premier succès de cette longue lutte : un texte autorisa dans les denrées alimentaires l’ajout d’aspartame, acésulfame de potassium, saccharine et saccharinates de sodium, potassium, ammonium et calcium48. Dès lors, la victoire appelant la victoire, la dynamique était inversée. Restait encore prendre en compte le risque particulier que présente la partie de la population pudiquement appelée « seniors »49. Il fallut tout de même dix ans pour que ce public sensible soit enfin protégé dans la consommation des produits qui leur restent accessibles après la chute de leur coefficient de mastication et de leur libido, à savoir les confitures. Le triomphe des Francs-Maçons ne fût complet, après une brève passe d’armes sur les jus de fruits50, qu’en 2004, une fois adoptée par décret51 la limitation des sucres dans les confitures de fraises. L’espace est trop court et l’émotion trop grande pour dire ici les innombrables obstacles franchis mais aussi l’intensité des satisfactions initiatiques liées à l’adoubement par la directive européenne relative aux confitures, gelées et marmelades de fruits, et crèmes de marrons, destinées à l'alimentation humaine52, ainsi qu’à l’imposition des mains résultant de l'avis de l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments en date du 7 février 2003. Mais une chose est sûre. Grâce à la richesse de sa réflexion collective et à sa puissance d’action, la Franc-Maçonnerie française peut se féliciter d’avoir définitivement protégé nos concitoyens les plus avancés en âge contre le risque d’un abus de sucre dans les fraises. Une vigilance citoyenne sur le respect des traditions républicaines La Franc-Maçonnerie lutte aussi contre les tentatives de déstabilisation, d’uniformisation culturelle et de minoration des apports de la République française à la démocratie universelle. Il a fallu ainsi beaucoup de vigilance et de courage à nos Frères et Soeurs présents dans les instances municipales pour étouffer dans l’oeuf un projet de réforme mené en sous-main par des lobbies américains auprès de la Mairie de Paris53. Emus par les attentats que connurent les Etats Unis en 2001, et influencés par un sentiment de compassion quasi religieux, ce qui est déjà a priori suspect, certains élus du Conseil de Paris s’apprêtaient l’an dernier à relayer une demande de l’Office du Tourisme franco-américain et de l’Association « Amitié France-USA » qui avait toutes les chances d’être votée. Il s’agissait, tout simplement, de rebaptiser la station de métro Quatre-Septembre en Onze-Septembre. Des élus républicains mais profanes, n’écoutant que leur bon coeur et convaincus par le coût modique de l’opération puisqu’il ne s’agissait que de changer la moitié de la signalétique, n’avaient pas mesuré la portée symbolique et sans doute machiavélique de ce choix : un pays neuf tentant d’imposer sa courte histoire à un « vieux pays ». Jean Tibéri avait déclaré : « Il n’y a aucune raison de maintenir le souvenir de l’élection de Salvador Allende au Chili. Le terrorisme doit toujours et partout être dénoncé ». Françoise de Panafieu rectifiait : « Tibéri n’a rien compris. On commémorait ainsi la naissance de François-René de Chateaubriand, mais je trouve que son style ne correspond plus à la réalité de la culture parisienne et il n’y a pas d’inconvénient à montrer notre solidarité avec Rudolph Giuliani ». Heureusement, grâce à la réflexion efficace de nos Frères et Soeurs élus, aidés en cela d’une rapide consultation des Loges de plusieurs obédiences, a pu être élaborée une contre-proposition54 faisant barrage à de tels errements. C’est ainsi que la Franc-Maçonnerie a inspiré la modification, qui sera effective dans les prochains mois, du nom de la station Quatre-Septembre. Tout en maintenant le principe d’économie de coûts qu’impose une telle opération, il a semblé bon de rectifier une erreur matérielle qui avait été sans doute commise dès l’origine. La République date en effet du 4 octobre 1958, comme en témoigne le texte de sa Constitution et non du 4 septembre. On peut donc louer la méthode maçonnique et la présence d’esprit des Francs-Maçons d’avoir ainsi rétabli la vérité historique et le sens symbolique de la commémoration de la République. Ainsi nous pouvons conclure avec notre frère Marcel Boule Hébill : « Construisons donc, chers amis, mes sœurs et mes frères, ce Temple où se bâtit le terreau vivant des femmes et des hommes qui subsume les différences échangées sans craindre les mers démontées de la vie profane et qui tient de pied ferme les rênes de l'accélérateur lui permettant un jour d'accéder aux riantes vallées au sommet desquelles s'épanouissent les identités libérées, dans l’illumination d’une fraternité prête à pénétrer au plus profond des flots du sens, l'âme à nu et habillée du seul maillot de sa probité candide. »
NOTES
1 Voir notamment les travaux des frères Armin et Helmut Tüftler qui ont mis en évidence les profondes mutations des sociétés occidentales dans des ouvrages de référence comme Retour vers le futur (1970), La Nouvelle vague (1980) et l’ouvrage éponyme Guerre et va-t-en-guerre (1993). 2 Cf. D. Lecas, La Prise de contrôle des marchés émergents, composante de la stratégie globale de la Syldavie, paru dans La Revue syldave de bellopolitique, 2003. 3 Concernant les données générales sur le pays, nous renvoyons le lecteur vers le site de la CIA (https://www.cia.gov/library/publications/the-world-factbook/index.html), dont les données sont fiables et actualisées tous les ans. 4Hveghi, à la tête d'une poignée de seigneurs révoltés, met fin au cours d’une guerre-éclair, à deux siècles de présence turque en 1127 ; il fonde la dynastie syldave la même année, sous le nom de Muskar Ier, - Cf. Georges Rémi, Le Sceptre d’Ottokar, Bruxelles, 1939 5 Occupation de la Syldavie par les margraves bordures en 1195 ; libération de Klow par le baron Almazout (futur Ottokar 1er) en 1275 ; affaire du sceptre dans les années 30 opposant Muskar XII et le dictateur bordure Müsttler ; attentats et enlèvements de personnalités scientifiques se succèdent pendant la guerre froide (affaires Topolino et Tournesol). Cf. Georges Rémi, op. cit. 6 Lire à ce propos l’excellent et dérangeant ouvrage d’André Franquin, QRN sur Bretzelbourg, 1966. 7 L’informats– en Gegckëninformatskrîg (guerre de l’information et de la contre-information), terme syldave abondamment cité et développé par Vladimir Volkoff dans son Manuel de désinformation correcte (2001), résume la doctrine privilégiée par les stratèges de Klow. 8 On relira ici à profit l'édifiant article de Christoph Ach-Bülow, Maos Erbe und der ökonomische Krieg, Deutsche Geopolitische Waffen Revue (DGWF), janvier 2004. 9 Lebenssztîhl, exprimant le « syldavian way of life », abondamment remis en cause, ces derniers temps, par les mouvements contestataires de la société civile bordure. 10 La presse bordure a fait notamment des gorges chaudes du très médiatique concept syldave de « microchirurgie ballistique ». Cf. Kültürnaïa Gaszetta (printemps 1991) 11 C'est faux ! J'ai écrit : « Rejetez la formation, vous obtiendrez l'immonde. » à propos des conseils pédagogiques de Monsieur Allais. 12 « Des tarés, des maniaques, des fanatiques, des mégalomanes, des paranoïaques, des nazis, des délateurs, qui trouvent là un moyen de diffuser mondialement leurs délires, leurs haines, ou leurs obsessions. » écrivais-je de façon visionnaire dans un éditorial de Charpie Hebdo subtilement intitulé « Internet : la Kommandantur libérale » en janvier 2001. Je ne retire pas une ligne, pas un mot, pas une lettre à ce texte dont la clairvoyance, aujourd'hui encore, ne cesse d'étonner. 13 « Ainsi font, font, font, les Philippe Pal au « Net », in « Les lubies des lobbies », collectif, TF1 Editions, Paris, 2002 14 Voir à ce sujet l'ouvrage définitif d'Elisabeth Tessier et Elena Ceaucescu Sidérurgie et littérature : réception du concept de réalisme dans l'industrie métallurgique et la littérature française et roumaine, éditions Poliet & Chausson, Paris et Bucarest, 1998, préface de Pierre Doris. 15 « Il n'est pas besoin de posséder un savoir bien profond pour découvrir l'imperfection présente des Sciences, la multitude, elle-même à l'intérieur des portes peut juger, au tapage et à la clameur qu'elle entend, que tout ne va pas bien à l'intérieur... » D. Hume « Traité de la nature Humaine », Aubier, Paris 1964, page 57. 16 Ce qui fait dire l'économiste Jean-Louis Caccomo que « le fond de l'ère effraie » dans son remarquable essai « Point n'est besoin de clé pour mettre l'économie informationnelle à l'heure du libéralisme », éditions France Dimanche, Paris, 2005, préface de Danièle Gilbert. 17 Laquelle est encore facilitée par les récentes et heureuses innovations en matière de législation du travail : le C.N.E. (Contrat Nouvelle Embauche) et le C.P.E. Contrat Première Embauche). 18 Il est souhaitable que cette disposition disparaisse bientôt, au même titre que les soi-disant droits à la copie privée, à la citation, à la critique et à la caricature qu'un code de la propriété intellectuelle archaïque laisse encore aujourd'hui subsister, au mépris des intérêts de l'industrie et du pouvoir. 19 Bernard-Henry Lévine, in « L'entartisme est-il un humanisme », éditions du Gloupier, Bruxelles, janvier 2006. 20 Vladimir Volkoff, 1986. 21 Andreas Freund, 1991. 22 Vladimir Volkoff, 1999. 23 Vladimir Volkoff, 1999. 24 Didier Lucas et Alain Tiffreau, 2001. 25 Pierre Nord, 1971. 26 Désinformation semble issu du russe « dezinformatsia », attesté dès 1917. Le Robert situe son introduction dans la langue française vers 1954. 27 François-Bernard Huyghe, L’Information et ses ennemis (2005). 28 Andreas Freund, op. cit. 29 Rigoureusement faux ! 30 Le Petit Robert. 31 « C dans l’air », émission de Yves Calvi, 7 mars 2002, France 5. 32 Plus connu sous son surnom de « Boitabille » (chapitre premier du Mystère de la Chambre jaune) ou de « Rouletabille » (le reste du corpus).
33 Pickett, Z. Y. G., Constructivism and De-constructivism: Dialectical Socialism and Subdialectical Marxism. Ed. Desclée de Brouwer, 1997 34 Drucker, L., le Marxisme Sousdialectique dans les œuvres de Nicolas et Cécilia Sarkozy. Ed. Le Fleuve Noir, 2004 35 Philippe Pal, Charpie-Hebdo, janvier 2004 36 Porteur, E. ed., Prestructuralist objectivism, libertarianism and social realism. Walt Disney Ed., 1988 37 Tilton, D., The Forgotten Door: Textual discourse in the works of Madonna, Harvard University Press, 2003 38 Grand-Maître du Grand Orient de France, successeur du Maréchal Magnan le 9 juin 1865. Fils et petit-fils de Francs-Maçons, initié à 16 ans. 39 Ce à quoi le Marquis de Gricourt répond immédiatement : « Midi ! C’est très bien ! Mais vous ne nous montrez pas la lumière », déclenchant ainsi d’autres rires (Séance du 19 mai 1868). 40 Certes, le total dépasse les 100%, mais ce n’est pas une erreur. Les valeurs maçonniques de recherche de la vérité et de permanence du doute s’appliquent aussi aux réponses données à des sondages. 41Témoin ce passage tiré d'un ouvrage récent : « Faut-il encore parler de |